Céline Vautard
29.03.07 – Développement durable
Née à Reims en 1976, Céline Vautard pratique la photo depuis l’âge de 16 ans. Diplômée de l'ESAD (Ecole Supérieure d'Art et de Design) et de l’Université Paris VIII, elle travaille aujourd’hui comme journaliste de mode au Fashion Daily News. Sensible aux problématiques de l’écologie et du développement durable, elle vient de lancer doukyo.com le premier magazine éco-citoyen lifestyle.
Q : Les initiatives du genre “doukyo“ ne manquent pas sur Internet. Quelle est la spécificité de votre magazine ?
R : Vous avez raison. Le développement durable, le bio, le commerce équitable, le recyclage… sont devenus des sujets porteurs qui génèrent aujourd’hui beaucoup de presse, surtout en période de campagnes électorales.Pour ma part, il ne s’agit pas du tout d’un choix opportuniste. J’ai toujours été sensible à ces problématiques et j’ai d’ailleurs toujours été étonnée du manque d’informations concrètes sur ces sujets. Pour Doukyo, l’élément déclencheur a été quand j’ai appris que le coton, matière naturelle par excellence, était issu d’une culture ultra polluante. Mon premier réflexe a tout de suite été de chercher des tee-shirts en coton bio. Et là , problème, non seulement pour trouver des informations précises mais aussi pour tout simplement trouver des produits qui soient sympa. Après j'ai regardé de près ce qu'il existait en presse et là j'ai vu qu'il y avait encore fort à faire. J'ai donc eu envie de créer mon propre support pour parler de toutes ces notions –développement durable, bio, etc- mais sur un ton léger et via un secteur que je connais bien, la mode. Internet était le support idéal pour être accessible à un maximum de monde.
Q : Dans votre magazine, vous présentez systématiquement les points de vente qui ont une démarche soit commerce équitable, soit bio. Selon vous, s’agit-il d’une voie pour le commerce de demain ?
R : Les chaînes et franchises ont fait de nos rues des espaces uniformes et stéréotypés avec les mêmes produits et les mêmes ambiances partout, ce qui est sans grand intérêt. Je reste intimement convaincue que le commerce de demain sera avant tout un commerce qui a une histoire à raconter ou un univers à faire découvrir. Dans ce contexte, une boutique qui vous expliquera qu’elle a fait fabriquer ses produits en Inde et que grâce à cette action, elle a permis à des femmes de trouver du travail ou à des enfants d’avoir une école, va pour moi dans le bon sens et appartient à l’avenir.
Q : Dans quelles boutiques aimez-vous flâner ?
Q : Et votre boutique idéale à vous, ce serait quoi ?
R : Ce serait un lieu à vivre où l’on pourrait tout toucher avec plein de produits à goûter ou à sentir. Un espace ultra sensoriel dans lequel il y aurait des éléments de nature, comme une terrasse d’herbes sur laquelle les clients stressés par la ville pourrait venir se régénérer.
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